En France, des sociologues s'intéressent aux inégalités sociales et scolaires et aux politiques visant à les réduire. Quels en sont les résultats ? François Dubet a publié un premier ouvrage sur l'égalité des chances puis a montré avec Marie Duru-Bellat qu'il ne fallait pas tout attendre de l'école, et des diplômes [25/08/10]. Les élèves des classes moyennes le savent bien, paradoxalement. C'est ce qui transparaît également à la lecture du dossier de juin 2010 de la revue Actes de la recherche en sciences sociales qui porte sur l'enseignement supérieur*.

Agnès Van Zanten dans Le Monde apporte une nouvelle contribution au débat. Le fait est que la majorité des élèves des classes préparatoires aux grandes écoles (les "prépas") bénéficient tout au long de leurs études d'un double parrainage à la fois de leurs parents et de l'institution scolaire elle-même.

Pour les élèves des classes défavorisées, souvent livrés à eux-mêmes, faut-il dès lors instaurer une sorte de parrainage compensatoire ? "Le parrainage des meilleurs [de ces élèves], écrit Agnès Van Zanten, a un rôle à jouer dans une politique éducative ambitieuse. Il ne saurait en tenir lieu."

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Source : Le Monde, 14/09/10

* Annabelle Allouch, "Une histoire sans fin ? Les inégalités sociales perdurent dans l’enseignement supérieur", La Vie des idées, 13/09/10.