L'expression "remonte à la fin du XIXe siècle. Les familles aisées de Saint-Pétersbourg amenaient leurs enfants à des maîtres de bel canto italiens pour leur apprendre le chant. À l'époque, l'aristocratie russe parlait français, donc les Italiens avaient appris deux mots lorsqu'ils sélectionnaient les enfants : “chantera” et “chantera pas”. Ensuite, “chantrapas” est devenu un nom commun : les chantrapas étaient les bons à rien, les exclus…"

Nicolas, le personnage principal du nouveau film d'Otar Iosseliani, sorti cette semaine en France, est "moins un artiste maudit, victime de la société, qu'un individu cherchant, coûte que coûte, son autonomie, qui n'est pas celle que mériterait un génie incompris mais plutôt celle qui consiste finalement à ne vouloir rendre de comptes à personne". "Son art est soumis aux tracasseries de la bureaucratie et de la censure. […] Son obstination à rester lui-même est l'âme du film."

Lire les critiques du Figaro / du Monde (21/09/10)

Écouter Otar Iosseliani, France culture (25/09/10)