Cette année, l'école primaire Jean-Grou à Saint-Laurent a ouvert cinq classes d'accueil. L'objectif de ce dispositif, mis en place par certaines commissions scolaires, est d'aider les enfants d'immigrants et de réfugiés à s'intégrer à terme dans une classe régulière.

Nicolas Martin s'occupe d'enfants âgés de 9 à 12 ans, provenant d'une dizaine de pays et parlant autant de langues : "Ce type de classe ouvre et ferme ses portes au gré des besoins. On y accueille des enfants qui viennent de pays non francophones pour la plupart, leurs parents sont généralement en situation très précaire, certains n'ont jamais fréquenté un banc d'école, n'ont jamais vu un livre, ne savent pas même écrire leur langue et parlent un dialecte de leur région."

"Il n'y a pas de méthode miracle, il faut faire preuve de créativité. La commission scolaire nous donne des outils, il existe du matériel pédagogique, mais le programme est plus ouvert que dans les classes régulières. Et, pour ma part, je préfère créer mes propres outils. […] Je ne sais pas à l'avance quel type d'élèves je vais avoir. Des francophones sous-scolarisés ou des non-francophones ayant un bon niveau scolaire dans leur langue ? La démarche n'est pas la même du tout."

Lire l'article

Source : Le Devoir, 02/10/10