"La direction du PS accuse François Hollande d'avoir laissé un parti en déserrance." La bonne orthographe est "déshérence", de l'ancien français hoir ("héritier"), rien à voir avec le mot "errance".

Il n'est pas rare de tomber sur de telles fautes de français dans les journaux. Les lecteurs du Monde en repèrent régulièrement : "Martine Aubry s'est promise de tout faire pour contrarier les ambitions…" ("elle s'est promis de tout faire") ; "Ces documents ont vraiment attrait à l'identité coréenne…" ("ces documents ont vraiment trait à...") ; "L'une des balades les plus célèbres de Makeba…" ("l'une des ballades" avec deux "l") ; "Les États-Unis enjoignent les Européens de voler au secours de l'Irlande…" (on enjoint quelque chose à quelqu'un : "Les États-Unis enjoignent aux Européens de…").

On n'a pas le temps de relire certains articles "écrits dans la nuit et remaniés le matin", plaide la rédaction.

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Source : Le Monde, 20/11/10