"Africa is the future" : l'écrivaine camerounaise Leonora Miano portait fièrement un tee-shirt avec ce slogan le troisième jour du festival*, et plusieurs conférences-débats ont tourné autour de ce futur.

Où se jouera-t-il sinon dans les grandes capitales francophones en voie de mondialisation, Abidjan, Bamako, Dakar, Douala, Kinshasa […] Ces villes qui, déjà, grâce au brassage d'Internet, à la multiplication des supports de communication, à travers la mondialisation des économies et l'émergence d'un monde multipolaire où chacun sait qu'un jour l'Afrique trouvera sa place, commencent à se faire entendre […]. Comme le dit Amkoullel, le slameur star de Bamako : "Grâce à Internet, tout le monde existe, même l'Afrique et les pauvres Africains, affamés, sous dictature ou autre malédiction divine. "Je suis vu, donc je suis." Maintenant, l'Afrique a la possibilité de raconter son histoire avec ses mots, et de se montrer comme elle se voit ou souhaiterait être vue.""

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Source : Le Monde, 04/12/10

(* Le festival Étonnants Voyageurs a eu lieu à Bamako en novembre 2010.)