"Google is trying to read your mind, écrit James Gleick, dans cet article de la New York Review of Books. Only it’s not your mind. It’s the World Brain."

En novembre 2010, nous nous interrogions sur ce que Facebook faisait de nous. Qu'en est-il de Google, que nous utilisons sans même plus nous en rendre compte, et à chaque fois que l'on cherche des "réponses" ?

"Google’s business is not search but advertising. […] Vast tracts of the Web that had been free of advertising now became Google partners. Today Google’s ad canvas is not just the search page but the entire Web, and beyond that, great volumes of e-mail and, potentially, all the world’s books."

Il faut toujours, dit-on, se méfier des gens qui nous veulent du bien. L'histoire que l'on nous sert est parfois trop belle. Le nouveau projet de Google est ainsi vu comme "le moyen le plus simple de tout dire à [ses] amis du lycée, un peu moins à [ses] parents et le strict minimum à [son] boss." "Still, one way or another, everything is shared with the company. All the social networks have access to our information and mean to use it. Are they our friends?"

Dans Le grand massacre des chats, qui vient d'être réédité*, l'historien Robert Darnton écrit : "Sans prêcher ni moraliser, les contes populaires français démontrent que le monde est cruel et dangereux. […] ils invitent à la méfiance. Ils émettent des signaux tendant à mettre en garde ceux qui cherchent fortune : "Danger !" "Bifurquer !" "Ralentir !" "Arrêt !" […] Certains inconnus peuvent se transformer en princes et en bonnes fées, mais d'autres peuvent être des loups et des sorciers, et rien ne permet de les distinguer les uns des autres." Où ranger les fondateurs de Google et autres réseaux sociaux ?

Lire l'article (anglais)

Source : The New York Review of Books, août 2011

(* Les Belles Lettres, 2011)