"Bouffon", "fayot", "intello"… "Le vocabulaire argotique en usage afin de désigner certains élèves, principalement dans les collèges, peut prêter à sourire. Cependant, les situations qu'il décrit, souvent sous-estimées, voire ignorées, ne sont pas risibles. Il s'agit en fait d'insultes et de brutalités exercées à l'encontre de tous ceux qui manifestent des faiblesses diverses : les élèves jugés disgracieux, timides, dociles ou qui refusent la violence", écrit Marie Raynal dans son éditorial du numéro de septembre 2010 de Ville-École-Intégration, qui porte sur "l'influence des pairs".

Au Québec, "près des deux tiers des enfants sont victimes d'injures, d'intimidation ou d'agressions de façon modérée ou élevée", pointe Le Devoir qui s'appuie sur une enquête récente : "cette "victimisation" subie par les enfants serait directement associée à un plus faible attachement à l'école, un des facteurs du décrochage scolaire."

"En outre, les données de l'Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ELDEQ 1998-2010) démontrent que, sans établir de lien de cause à effet, les enfants qui sont davantage "corrigés" par leurs parents par des méthodes coercitives (punitions, remontrances physiques ou verbales, etc.) sont plus susceptibles de se retrouver dans la catégorie des enfants modérément ou hautement victimisés."

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Source : Le Devoir, 08/09/11