"Les enfants sont désignés par le nom d'un de leurs ancêtres, par le nom du lieu de naissance de l'enfant, par un nom caractérisant un défaut, une qualité, un trait physique ou moral (Oidipous : "pied enflé"), par un nom qui devrait définir la personnalité de l'enfant, par le nom d'une divinité, par le nom d'un rang dans la famille (Sextus : "sixième"), par le nom porté par une personne célèbre... Le nom donné contribue à la réussite de l'enfant." *

"Aujourd’hui à T’kout et un peu partout dans les Aurès, les prénoms berbères dominent chez les moins de 10 ans, peut-on lire dans El Watan. Et c’est Massinissa qui détient la palme. Dans l’école primaire de Chenaoura par exemple, on a compté pas moins de 11 élèves portant le nom du roi des Berbères. Ghiles et Jugurtha sont aussi prisés et des prénoms moins connus, mais aussi beaux et forts, sont actuellement en vogue, à l’image de Mastias."

Depuis une dizaine d’années, la population chaouie "a bravé l’interdit et réussi à imposer une nomenclature puisée dans la culture et l’histoire amazighes".

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Source : El Watan, 01/09/11

(* Pour lire aujourd'hui les textes de l'Antiquité, CRDP, France, 2003)