La région Île-de-France a organisé début novembre une rencontre sur l'enseignement en prison :

""J’ai passé un master et un doctorat en détention. Et si j’y suis arrivé, c’est grâce aux professeurs qui m’ont soutenu, à deux juges d’application des peines, à un directeur de prison qui y croyait et aussi à de bons surveillants – il n’y en a pas que des mauvais." Christian, sorti en 2006 après neuf ans de prison, a tenu à témoigner, dans l’anonymat, sur ces années d’études qui ont transformé sa détention. "C’est une ouverture sur le monde et l’occasion de contacts, mais aussi une ouverture d’esprit, explique-t-il. Après avoir repris mes études, je n’avais plus la même vision de ma détention et de ma peine." […] Les participants ont pointé deux grands obstacles à la poursuite d’un cursus universitaire : la mobilité des détenus qui, lorsqu’ils sont transférés, connaissent une brusque interruption et perdent souvent une partie de leurs matériels scolaires, et le sous-équipement informatique. Certains ont dénoncé "l’obsession de la sécurité" de l’administration pénitentiaire, conduisant au paradoxe que les prisonniers ont "plus facilement accès à la télé et aux jeux vidéo qu’à un ordinateur et à Internet"."

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Source : Libération, 04/11/11