Alain Souchon a fait des chansons "qui lui sont tombées dans l'oreille" quand il était petit un album.

"On s'ennuyait beaucoup à l'école, mais la poésie nous a laissé des sons, des cadences. En cours, j'étais mauvais. Je n'étais pas capable. Pas apte à me concentrer, sur les maths, sur l'espagnol. Mais j'aime la langue, j'aime bien dire "Ah ! si j'eusse étudié !" À la maison, il y avait des livres comme L'Amant de lady Chatterley, de David Herbert Lawrence, ou Onze ans dans les bagnes soviétiques, d'Elinor Lipper. On en bavait d'envie. Je comprends maintenant que, pour lire, il faut être avide. Mais, aujourd'hui, tout est immédiat et il faut être efficace tout de suite. La poésie sauve. La vie prend d'autres couleurs. Sempé a fait les dessins du livret, ils sont d'une poésie ! Le ciel bleu aquarelle, les nuages roses, la fumée du petit train, rose aussi, alors qu'on l'attendait noire ou grise…"

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Source : Le Monde, 19/11/11